Les jeunes s’expriment sur la crise sanitaire qui secoue l’éducation guinéenne.

Covid-19 c’est la pandémie qui a pris le monde en otage qui a ralenti toutes les activités et endeuillé les grandes puissances. Pour éviter le pire en Guinée qui enregistre plus de 600 personnes, le chef de l’état professeur Alpha Condé a décrété l’état d’urgence dans tout le pays ce qui reste un impact sur l’école guinéenne mais son ministre de l’éducation Mory Sangaré dans une déclaration lu le17 Avril 2020 compte résoudre ce problème en lançant les cours à distances pour tous les élèves. Cette sortie a suscité des propos dans la cité. Nous avons tendu notre micro à quelques élèves et étudiants. Lisez les réactions.

Oumar Diallo juriste de formation à l’université général Lansana Conté.

Je pense que c’est une sortie dépourvue d’utilité. Pardon d’être aussi direct, mais de la façon dont je vois les choses, c’est une volonté irréaliste et non faisable pour diverses raisons.

Pour tenir des cours en ligne, il faut impérativement un minimum de développement technologique, mais je ne vous apprends rien, allant de l’inefficacité du réseau internet et de la cherté de la connexion en passant par le non accès, pour une bonne partie des élèves, aux outils informatiques. Sans occulter le problème d’électricité dans notre pays. Ces facteurs sont entre autres ce qui rend ce “projet” dénué de réalisme. >>

Ibrahima Sarifou Boulleré Bah, étudiant licence 1 département Sociologie à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia et membre formateur à l’ONG Helping Hands International…..

Concernant la déclaration du ministre de l’enseignement pré-universitaire sur le projet de cours en ligne. Pour moi, cette initiative du ministre démontre d’une façon ou d’une autre une réelle volonté d’aider les élèves à bénéficier les cours en toute sécurité et éviter une année blanche aux élèves en cette période de crise sanitaire covid-19. Donc, c’est une belle initiative à saluer et à encourager même si nous savons réellement que l’initiative souffre beaucoup d’insuffisances et de lacunes compte tenu aux réalités sociales de notre pays (Manques des appareils accessibles à l’Internet chez certains élèves, manque d’électricité, des zones non accessibles à l’Internet ni télévision ni radio etc.) mais il faut noter que les cours en ligne c’est la meilleure solution qu’on puisse expérimenter et appliquer en cette période de covid19 pour sauver l’éducation de notre pays…

Alhassane Traoré. Etudiant en licence IV langue française ISSEG. Je trouve cette initiative très bonne. Dans la mesure où, ça permet de se rattraper le minimum que possible. Courage, Monsieur le ministre.

Mamady DIOUMESSY

Etudiant en licence III langue française à L’ISSEG.

Je pense que la décision du Ministre est responsable, car nos enfants n’ont pas de niveau pour affronter les examens nationaux. L’option d’une année blanche doit être écartée.

Objection : les élèves pourraient-ils suivre conformément les cours avec de telle manière sachant qu’ils n’ont pas tous les moyens (téléphone Android) qu’il faut?

Mamadou ciré Diallo Étudiant en Licence IV à Gamal

Bon je dirais que c’est une très belle initiative si et seulement si ça se réalisait.

Mais notre système éducatif ne nous permet pas oui puisque la majeure partie de la population n’a pas l’accès à internet, il y a plusieurs élèves aujourd’hui qui parmi eux n’ont jamais eu l’occasion te toucher un smartphone Android à plus forte raison un ordinateur, je crois c’est une manière de faire la course contre la montre on est loin d’en arriver là par manque de moyens de la population lambda…..

 Plus nous avançons dans le temps plus notre système éducatif se plonge dans un océan rouge du désespoir.

Kadiatou Barry élève en terminale sciences mathématiques

Moi je pense que ce n’est pas une solution pour tous les candidats et si on arrivait à faire ces cours en ligne dans la capitale a-t ’il pensé à ceux qui sont à l’intérieur du pays, non alors il doit revoir sa stratégie celle-ci n’est pas la bonne.

Mamadou Bhoye Barry

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