Interview : KABA Dollar wembalogie, le Président des sapologues Guinéens.

Bonjour présentez-vous à nos lecteurs ?

Salut ! Mon nom est KABA Mohamed communément appelé Kaba Dollar wembalogie, je suis le président du tout premier mouvement de la sapologie en Guinée, je suis également  un business man et le Directeur Général de Global Infinie Service.

Parlez-nous  de votre enfance et de votre parcours académique ?

Je suis né à Conakry et j’ai passé mon enfance à Banakoro dans la zone diamantifère auprès de mon père qui est un homme d’affaire qui faisait le business de l’or, du diamant et autres…

J’ai fait l’école primaire à Banankoro avant de rejoindre Conakry pour continuer mes études secondaires au collège Sylla Lamine, après l’obtention de mon BEPC, on m’a inscrit au lycée la source dans lequel j’ai passé mon baccalauréat. A la suite de ma réussite au baccalauréat, j’ai intégré  l’Université Nongo Conakry pour faire le Droit.

Comment avez-vous débuté dans la sape ?

Personnellement, je me suis vu dans la sape, j’ai eu la chance de porter un costume dès le jour de mon baptême, c’est-à-dire que je suis atteint d’un  virus appelé « limossape » selon les sapeurs. Depuis le jour de mon baptême, je suis dans ce monde du bien-être, c’est ma vie et ma passion comme la musique pour les musiciens et le football pour les footballeurs.

Parlez-nous de MOUSSAPEGUI et de ses activités ?

‘MOUSSAPEGUI’’ Mouvement des Sapeurs Guinéens est une association des jeunes étudiants, diplômés et amis réunies autour d’un idéal qui est le bien être « la sape » qui signifié « Société des Ambiancieurs et des Personnes Elégantes », cette association a vu le jour le 24 Avril 2018, après plusieurs démarches dans la sous-région lors du Festival international de la sape à Abidjan le 1er Décembre 2017 où j’ai représenté la Guinée et souhaité l’installation de ce mouvement en Guinée devant les acteurs internationaux de la sape.

MOUSSAPEGUI a pour objectif de conscientiser  la jeunesse guinéenne en particulier et africaine en générale à travers des activités que nous réalisons au quotidien comme : les prestations artistiques pour donner le sourire aux populations, la valorisation du textile guinéen dans nos modes vestimentaires, la réalisation des scenarios sur plusieurs thèmes (la violence, l’unité, la paix, le rapport intime non protégé…) la lutte contre l’immigration clandestine, faire la promotion de l’auto-emploi et la sensibilisation des populations face aux différentes circonstances via les différentes technologies de l’information et de la communication.

Quel message transmettez-vous aux gens grâce à la sape ?

La sape Société des ambianceurs et personnes élégantes est un mouvement de bien être, c’est un état d’esprit, Il permet aux sapeurs de s’entourer de bonnes personnes grâce à son mode vestimentaire, la sape oblige l’homme à travailler car pour être élégant, il faut avoir l’argent.

Le sapeur est une personne qui s’habille bien, il ne brigande pas, il propose des solutions face à des problèmes de sa société et soucieux de l’avenir de son pays. Le sapeur donne le sourire aux gens à cause de son côté comique.Nous sommes les premiers sapeurs avoir un bureau dans le monde car pour nous la sape peut être aussi la création de l’emploi.

C’est grâce à la sape que j’ai eu le prix du meilleur sapeur lors du Festival International de la Sape d’Abidjan Bilamba FISAB, le 1er Décembre 2019.

Racontez-nous l’histoire du slogan  l’animal a souffert (soulier) ?

Aujourd’hui le slogan « l’animal a souffert » a pris de l’ampleur dans le monde et cela donne le sourire aux gens quand le sapeur fait la « diatance» c’est-à-dire la façon de marcher du sapeur. Vous savez le sapeur ne porte pas le plastique mais plutôt la peau d’un animal et on ne peut pas porter une chaussure cuire sans tué l’animal, d’où le slogan « l’animal s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment dans une forêt, visé par un être un humain en besoin afin de sortir le classicisme agressif sur la peau de l’animal, l’homme se donne la tâche de le tuer, le ligoter, bâillonner, décapiter vif, chrustifier voir les yeux bandés pour éviter le stress, même mort l’animal reste agressif. »

Quels sont vos projets en cours ?

Nous sommes en train de travailler sur un projet évènementiel par rapport à l’organisation du festival internationale de la sape en Guinée mais avec l’apparition cette pandémie, le projet est en pause, c’est un évènement qui verra la présence de tous les grands sapeurs d’Afrique et d’ailleurs qui sont entre autre : le roi de la sopologie Djo balard, le conseiller vestimentaire Fredi mickomo, le chanteur et sapeur Norba de Paris, le cardinal Ekoumani de la cote d’ivoire, Zoel Gabo le commissaire général du festival international de la sape d’Abidjan, Abou Nidal de Genève, les sapeurs burkinabés, camerounais congolais et parisiens. Ce festival est à l’hommage de Papa Wemba.

Nous travaillons aussi sur la mise en place d’un espace et d’un magazine de mode destiné aux stylistes, sapeurs et mannequins pour valoriser la culture guinéenne.

Quelle activité professionnelle faites-vous à part MOUSSAPEGUI ?

En dehors de Moussapegui, je suis Directeur Général d’une entreprise de ventes des matériaux de construction, je suis également dans le business de l’or, du diamant, des moyens de transport (voitures et engins lourds) et dans l’agroalimentaire.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien ?

Nous rencontrons des difficultés énormes au quotidien, certains de nos membres rencontrent des problèmes de déplacement. Quand les gens nous voient dans la rue, on nous considère comme des guignols, des bons à rien.

 Il faut aussi dire que l’Etat ne nous accompagne pas dans nos différents projets. Nous avons aussi un manque de soutien financier et matériel.

D’où tirez-vous votre source  de motivation ?

Ma source de motivation vient de Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba dit  Papa wemba, le Kouria, le vieux Zingué, le vieux molokaye, le maitre de l’école c’est un Monsieur qui s’est beaucoup sacrifié pour la valorisation de la sape dans ce qu’il faisait car pour lui le sapeur est une personne qui a un état d’esprit positif, une personne soucieuse du bien être de son entourage et qui n’aime pas la violence.

Quel regard portez-vous sur cette pandémie mondiale COVID 19 qui sévit dans notre pays la Guinée?

J’invite la population guinéenne à respecter les mesures des gestes barrières édictées par les autorités en vue de freiner la propagation du virus. Il faut utiliser les bavettes et les gels hydro alcoolique.

C’est dans ce cadre que MOUSSAPEGUI a décidé de faire une campagne de sensibilisation et un don de kits sanitaire au niveau des carrefours sur le tronçon Kobayah-Hamadallaye en vue de protéger les populations contre ce COVID 19.

Quel conseil avez-vous pour les jeunes ?

Pour toute chose, il faut de la passion, quand on aime quelque chose, on doit se battre pour l’obtenir. Je dirais aux jeunes qu’au lieu de prendre la méditerranéen, nous pouvons réussir chez nous. Il faut aussi que les jeunes cherchent à avoir des bonnes relations.

Un mot pour notre site web guiplus 224?

Je suis très content et fier de ce que vous faites pour la jeunesse consciente africaine et guinéenne car c’est un combat noble que vous faites en donnant une certaine visibilité aux jeunes qui sont à l’offensive. Je tiens à remercier le personnel de GUI-PLUS et son fils particulier DG Mamadou Maladho DIALLO. Je prie le bon DIEU qu’il fait grandir GUI-PLUS.

Mamadou Bhoye BARRY pour GUI-PLUS.

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