Interview: Découvrons le parcours de Simone Lamah, une jeune activiste et féministe.

Bonjour présentez vous à nos lecteurs?

Je m’appelle Simone Lamah, âgée de 21 ans actuellement en licence 3 Droit carrière judiciaire à l’université général Lansana conté de sonfonia, activiste des droits de la femme et de l’enfant, panafricaniste, associée à Innov Éditions. Actuelle secrétaire administrative de l’union des jeunes leaders de Guinée (UJLEG), je suis également chargée aux affaires sociales à la promotion du genre et de l’enfance de la législation guinéenne du mouvement panafricaine des leaders (MPL) assistante du directeur de la publication des livres/relation auteurs à Innov Éditions.

Parlez_nous de votre enfance?

Je ne peux tout dire sur mon enfance, étant donné que quand on est enfant on ne peux se souvenir du bon et mauvais temps, au fur et à mesure que j’ avançais en âge j’ai pu retenir quelques souvenirs du passé .bref, j’étais une fillette timide et calme mais canaille je me souviens bien quand ma maman me frappait tout le temps afin que je change certaines choses qu’elle trouvait anormale chez moi.

Parlez_nous de votre parcours secondaire et universitaire?

J’ai passée une grande partie de mes études secondaire au privé, de la maternelle jusqu’au collège, c’est suite à un recours de recrutement d’accès au lycée d’excellence des jeunes de conakry je me suis décidée d’aller découvrir de nouvelles compétences féminines bien sûre que j’étais sûre de mon intelligence, ce lycée a été une porte d’ouverture pour moi sur tous les plans. J’ai fais l’examen d’entrée en 7 eme (2010) le brevet en (2014) le bac en 2017 actuellement en fin de cycle universitaire à 21 ans.

Comment avez_vous débuté dans la vie associative?

Tout à commencé en 2016 au club des jeunes leaders de Guinée , on oublie pas l’équipe de départ, l’oublier serait une ingratitude de ma part, après quelques années passé au sein de ce club qui continue de faire la fierté du pays même à l’international, à travers une Camarade de classe j’ai pu intégrer ce club, j’étais à mes début dans la vie associative, où j’ai appris pleine de chose et des expériences acquises sur le terrain, ensuite des associations venaient et continuent d’ailleurs de m’approcher afin d’adhérer d’autres dans l’idée de fonder, tel n’est pas ma vocation l’idéal est de sauver des vies et paraître dans l’histoire. Mieux vaut d’aller lentement mais sûrement.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrés depuis votre insertion dans la vie associative?

Des difficultés financières surtout et matérielles. Financières, liée à la réalisation des activités, pour un début sans sponsors on risque de tout abandonnée avec la passion, l’idée ne m’est jamais venu d’abandonner plutôt de continuer car, vouloir c’est pouvoir.

Matérielles, pour des activités , c’est la communication qui permet de mobiliser le public, la médiatisation et les matériaux propices pour réussir une activité.

Comment conciliez_vous votre vie personnelle et professionnelle?

Le secret c’est la bonne planification, par moment il est compliqué de concilier les deux, tout vient de là: la passion, le choix, la décision et l’engagement. Mes cours à la fac je les priorisent avant toute activité, les voyages m’empêchent d’être au même niveau que mes camarades de classes mais je finis par me rattraper.

D’où tirez_vous votre source de motivation ?

Ma chère maman est ma source de motivation dans tout ce que je fais, elle a été la base pour moi de me lancer dans l’activisme depuis 2016, étant une victime de la non scolarisation aujourd’hui elle continue de me donner le souffle de continuer à mener ce noble combat sans lâcher.

Quel conseil avez_vous pour les jeunes filles ?

Le conseil que je puisse donné à mes sœurs activistes ou non, c’est d’avoir des ambitions positives en qualité de fille, se fixer des objectifs clair qui peuvent voir le jour, être positive dans la tête, ne pas se laisser abattre par les difficultés de la vie, croire en soi, vivre ses rêves, être la source de motivation pour sa famille, tomber n’est pas mauvais, c’est de refuser de se relever qui est le plus mauvais.

Nous sommes dotées d’une intelligence qui a besoin d’être valorisé, pensons d’abord à notre avenir avant de se fixer l’idée du mariage, car, j’ai beaucoup pitié des filles qui se marie à bas âge sans se soucier de leurs avenir parce que l’homme a l’argent, il sera jamais une banque, les mentalités doivent changer c’est à nous de l’être.

Nous manquons d’une solidarité féminine je vois de loin les activistes guinéennes veulent toutes se faire voir et certaines en abuse, arrêtons de nous attribuer des titres que nous n’avions pas encore et donnons nous les mains. C’est le seul moyen pour nous de bouger encore et d’aller très loin.

Quel regard portez_vous sur cette affaire de salimatou qui a enflammée toile ces derniers temps en qualité d’activiste?

J’étais très déçu de certaines de mes sœurs activistes, d’après des postes qui se sont transformés en des bonnes conseillères en dementissant sur nos publications, après lecture de l’acte de naissance de la pièce d’identité de salimatou sur Internet elle reste mineur conformément au code de l’enfant de la République de Guinée, le guinéen affamée d’information malgré cette pandémie, ça été une journée sans COVID_19 rien que du mariage de la fille, nous étions victimes de toutes sortes d’attribution, nous n’avions pas monté de fausses informations, nous avions aussi reçu de fausses informations venant des personnes, suite aux différentes publications des activistes. C’est en qualité d’activiste nous parlons de ces réalités de la société sinon ça ne sert à rien de parler de la vie privée des gens, l’hypocrisie coule dans vos veines, c’est salimatou qui est mariée et non les activistes , bonheur ou malheur c’est son problème. Fini le débat nous resterons des gagnantes.

Qu’en est_il de la situation des activistes .vous êtes mariée? Aviez_vous des petits amis ?

Question qui fâche (rires) , les activistes sont des célibataires et mariés, nous assumons malgré ce qu’on nous attribue, avoir un petit ami n’est pas une priorité pour nous, les études et le combat avant tout. J’aime dire mon emploi sera mon premier mari.

Un mot pour notre site www.gui-plus.com

Merci beaucoup à GUI PLUS de m’avoir donnée cette opportunité, j’espère que cette initiative sera continuelle et pour toujours afin que la jeunesse guinéenne puisse s’exprimer.
Merci.

Mamadou Maladho DIALLO pour Gui-Plus

3 réflexions sur “Interview: Découvrons le parcours de Simone Lamah, une jeune activiste et féministe.”

  1. Je ne peus dire merci à Sione Haba car ses conseils me donnent plus de courage a me battre encore de plus pour être une fille exemplaire et non une fille qui compte toujours sur les bien d’un homme ou de ses parents ,la richesse de nos parents doit être un chemin a suivre

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