INTERVIEW: decouvrez le parcours captivant de Moise Kolié, Président de l’UJLEG.

Présentez-vous ?

Salut, moi je suis Moïse Kolié, étudiant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, licence 3, département Science Politique, concentration Relations Internationales. Je suis également activiste de la Société civile guinéenne, acteur de paix et Président fondateur de l’ONG Union des Jeunes leaders de Guinée (UJLEG). Ma mère est Rachelle Delamou, Mon père Nestor Kolié, je viens d’une Grande famille chrétienne dont j’ai cinq frères et deux sœurs.

Parlez-nous de votre enfance ?

Mon enfance est marquée par une forte éducation familiale réside dû à la religion puisque mon père était un Serviteur de Dieu(Pasteur) avant d’être infirmier d’État.
Cette éducation d’adopter toujours les bons comportements de la société, de faire du bien à son prochain, d’aimer son prochain, de respecter les valeurs de la société et de les ‘incarner avaient fait de moi, un enfant timide mais qui réfléchit beaucoup. Je me rappelle avoir passé une grande partie de mon enfance avec mes parents à Mandiana, une préfecture de la haute Guinée, ce qui m’a permis de comprendre un peu la culture malinké

Que peut-on retenir de votre parcours secondaire et universitaire ?

Mes études secondaires et universitaires sont entre deux grandes villes: N’Nzérékoré et la capitale Conakry.
Secondaire, j’ai eu un parcours difficile et excellent puisque mes études secondaires ne sont pas totalement marquées par cet élève brillant, modèle, inspirant. Je me rappelle toujours mes deux classes les plus dures de ma vie, la 7ème et la 8 ème année, je les ‘ai fait au Collège Konia à N’Zérékoré à l’absence de mes parents. Par contre, ces deux classes sont les moments où j’ai minimisé les études, j’ai abandonné à cause de la récréation, les blagues. Alors mes échecs dans ces salles sont les grands regrets que j’ai mais le plus important lorsqu’on échoue, il faut savoir se remettre en cause, fait un examen de conscience, se réinventer pour prendre sa revanche. Je me suis réinventé en 8ème après mon échec, j’ai compris c’était dur d’échouer, je devrais changer, je devrais aimer les études voir je devrais étudier pour ma mère qui n’a pas eu la chance d’étudier. C’est là, j’ai introduit la compétition scolaire c’est-à-dire je me suis fixé pour objectif d’être parmi les meilleurs du coup, je me suis mis au travail puis je me suis classé parmi les meilleurs élèves de mon école.


En 2014, je suis venu dans la capitale Conakry pour poursuivre mes études où j’ai fait Collège Donka de la 9ème en 10ème. Un autre fait va me marquer encore. Quand je suis arrivé à Conakry, j’ai vu et on m’a parlé les réalisations de certaines personnes, cela a augmenté ma curiosité de comprendre que « si je veux aussi réaliser, il va falloir étudier ».


Le lycée, je l’ai fait au Collège-lycée lambanyi où j’ai aussi le titre des brillants élèves, modèles, inspirants et surtout bon chef de classe.
En 2017, Président du Comité de Coordination du lycée Lamrani, l’année où je devrais affronter le bac, malgré mes fonctions de chefferie, j’ai gardé le cap puis j’ai eu mon bac avec mention. Très passionné depuis l’enfance de devenir un jour un grand homme qui servira son pays, son continent, le monde, j’ai opté pour les sciences politiques car c’est là-bas je voyais mon rêve. Par grâce l’État m’a orienté en Sciences politiques à l’Université Général lansana Conté de sonfonia comme l’on dit il a souhaité puis il a eu

Mes premières années à l’Université, j’ai eu l’honneur de voir des excellent cours de science politique comme droit constitutionnel, droit civil, Initiation à la science politique, sociologie générale, politique de mondialisation,… Ces cours m’ont ouvert les yeux sur le monde, l’État et ses institutions, la politique, communication, les Grands hommes de l’histoire. Des œuvres comme l’audace d’espérer de Barack Obama m’ont inspiré

J’ai vu différemment le monde et je me suis dit, je veux changer les choses, je peux faire quelque chose pour mon pays peu importe mon statut. C’est là où débute mon engagement à servir mon pays.

Comment avez-vous débuté dans le volontariat ?

Début de mon ‘engagement en tant que jeune volontaire. Là, un problème s’était posé, pour que je serve mon pays, il devrait falloir appartenir à une organisation et avoir des jeunes qui partagent la même vision que moi. Donc l’idée de créer une association est partie de là, j’ai contacté les premières personnes qui partageaient ma vision, Alhassane Camara, un ami très patriote et Simone Lamah, une fille battante que j’ai connue via réseaux sociaux.
Je les ai parlés de l’idée de créer une association dont le but principal sera de participer au développement socio-éco du pays. Ainsi, Idée a été approuvée par eux, nous avons contacté les amis et créer l’association en donnant le nom ” Union des Jeunes Leaders de Guinée (UJLEG) ” 9 août 2018. Mon volontariat a débuté depuis ce jour. La vision qui réunit les jeunes leaders de l’UJLEG est *Créer un réseau mondial de la jeunesse guinéenne *
Avec six objectifs: *Promotion des jeunes talentueux
* l’assistance et la protection des enfants
* Sensibiliser les jeunes à œuvrer pour la paix et l’unité
* lutter contre la migration irrégulière
* lutter contre les violences basées sur le genre
* Formation des jeunes.

Parlez-nous de l’UJLEG et de ses activités ?

Depuis sa création à nos jours, UJLEG a un lourd bilan’ en tant qu’une jeune organisation des étudiants et élèves car elle a mené plusieurs activités généreuses, de la formation, les campagnes de sensibilisation, les conférences.
Plus de 700 jeunes formés et attestés dans la capitale et l’intérieur du pays (la vie associative, le leadership, la technique de communication, le développement personnel, entrepreneuriat jeune, la rédaction des documents administratifs, l’hygiène intime, la gestion d’une équipe efficace, leadership féminin, l’auto entrepreneuriat pour les femmes)
Une campagne de sensibilisation sur la paix et l’unité dans les cinq communes de Conakry , des conférences sur la paix , la migration irrégulière, l’éducation sexuelle, l’égalité de sexe. Des dons aux enfants démunis dans les écoles et l’orphelinat.
Plusieurs journées internationales célébrées, 20novembre 2018, l’école primaire Lambanyi( dons de kits de fourniture scolaire), 20 novembre 2019, l’orphelinat Hukuna matata (dons…) 8 mars 2019( conférence au l’ ex_ lycée de jeunes filles)
21 septembre 2019, journée internationale de la paix, conférence sur la paix et le climat
8mars 2020, formation, campagne, marche des filles, conférence à Kindia dont le thème était: Génération Egalité, levez-vous pour les droits des femmes , création de la plateforme ujleg.com un espace réservé aux jeunes modèles du pays.
Et récemment pour contribuer à l’effort du gouvernement dans la lutte contre le coronavirus, UJLEG a fait une campagne de sensibilisation porte à porte pour expliquer dans les langues nationales les informations sur la maladie, comment elle transmet, ses symptômes, comment se protéger.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées depuis le début de la création de votre structure ?

Comme tout début d’organisation, ce n’est pas facile, nous rencontrons plusieurs difficultés mais notre plus grandes difficultés c’est l’obtention d’agrément Nationale* jusqu’à présent nous n’avons pas eu d’abord malgré toutes les activités réalisées. Cela a également des conséquences sur le financement de nos projets. Pour le moment, nous ne vivons que des cotisations mensuelles, des dons de certains bénévoles de l’ONG.
Certes, nous gardons l’espoir en espérant un jour avoir notre agrément national. D’ailleurs c’est pour moi une occasion de faire appel au Ministère de l’administration territoriale et de la centralisation de nous aider avoir notre agrément.
Les personnes de bonne volonté qui souhaitent nous aider sont la bienvenue puisque ce que nous faisons c’est pour la jeunesse guinéenne, pour la nation.

D’où tirez-vous cette motivation ?

Ma source de motivation vient de ma mère, une femme battante qui n’abandonne jamais. Elle m’a toujours dit « mon fils il faut que tu travailles, le monde est pour ceux qui travaillent. »

Quel rôle joue votre ONG UJLEG en cette période de crise sanitaire ?

Comme je disais tantôt après notre campagne de sensibilisation contre le Covid_19, nous sommes en train de préparer après covid_19, nous avons des projets mais avant ça bientôt l’UJLEG aura 2ans au service de la jeunesse guinéenne, nous préparons l’anniversaire prévu le 9 août prochain. La date qui marque la création de notre grande Union. Malgré la crise sanitaire, nous espérons d’ici cette période, la maladie sera sous contrôle.

Quel message avez-vous à transmettre aux jeunes guinéens par rapport à l’immigration clandestine ?

Lorsqu’on me parle de la migration irrégulière, je pense profondément à nos frères jeunes guinéens et africains qui ont succombé dans la mer méditerranée, Que leur âme repose en paix.
Je pense le message que j’ai pour les jeunes guinéens et africains: c’est *Oser croire en eux, en leurs potentiels et aux atouts que le pays les offre. Travailler car l’avenir est possible dans notre propre pays.
Une petite histoire,

Lors de notre conférence sur la migration irrégulière qui avait pour thème : migration irrégulière, défis et enjeux, quelles perspectives pour la jeunesse guinéenne. Cette conférence a eu lieu à la bibliothèque américaine de l’UGLC-SC, ce jour-là, j’étais parmi les conférenciers après la conférence un jeune étudiant est venu serrer ma main en disant: Merci. Certes, je suis candidat, je me préparais pour partir, j’attendais que mon diplôme. Mais grâce à votre conférence, vos interventions, je renonce à mon projet de voyage car je crois maintenant qu’on peut réussir en Guinée.
Cela veut dire tout simplement, notre travail n’a pas seulement changé les choses mais ça inspiré des milliers de jeunes guinéens à croire en eux aujourd’hui.

Un mot pour  notre site web www.gui-plus.com ?

Le site www.gui-plus.com est un excellent site de promotion des jeunes modèles, inspirants. Bravo pour l’incroyable travail que vous faites pour la jeunesse guinéenne. Peut-être à l’avenir UJLEG signera de partenariat avec vous.
Merci de m’avoir donné cette opportunité de partager avec vous mon parcours, une chose que je n’ai jamais accordé.
Merci à la jeunesse guinéenne pour la confiance et à toute mon équipe. Nous sommes le présent et l’avenir de ce bel héritage la Guinée.
Merci!!

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